Digital et éco-conception

Que celui qui n’a pas remarqué la montée des aspirations en matière de préservation de l’environnement, plante un arbre pour se faire pardonner ! Dans le digital, les acteurs se posent aussi de plus en plus la question de l’éco-conception, en particulier dans le design. Et c’est une très bonne chose.

Le monde de l’impression avait montré la voie, notamment avec des encres plus naturelles. Mais l’écoconception s’applique partout. Ainsi, la démarche dans le digital est généralement de concevoir une interface, qui limite l’utilisation d’éléments énergivores.

Des solutions sont déjà utilisées par les designers digitaux. Le « Dark Mode » par exemple, que nous voyons fleurir sur nos smartphones, suit cette logique en permettant de baisser l’intensité lumineuse de nos écrans et par la suite de réduire d’utilisation des chargeurs de téléphones.

Les interfaces minimalistes, où il ne faut que conserver le nécessaire, l’optimisation du code permettant un chargement plus rapide des pages web ou encore l’utilisation de vecteurs s’inscrivent dans le même mouvement.

Dans le domaine de l’éco-conception numérique, il y a encore tant à faire et à imaginer !

« Less is more ».

Crédits photo Green Chameleon – Unsplash

teletravail

Vers une nouvelle organisation du temps de travail ?

Après des mois de télétravail suite au confinement, cette période a sans doute accéléré des changements initiés il y a déjà plusieurs années.

Sur le modèle de certaines sociétés de technologie à travers le monde (États-Unis, Norvège, …), de nouveaux concepts de travail émergent. Ils ont pour objectif de privilégier l’humain, pierre angulaire des sociétés de services.

Objectif : assurer une harmonie entre vie professionnelle et vie personnelle tout en orientant les équipes vers un travail qui a du sens.

Cela se traduit par plusieurs grandes orientations :

  • la mise en place d’un télétravail régulier (remote-friendly ou remote-first) avec par ailleurs des événements réguliers au sein de l’entreprise
  • une communication asynchrone : des échanges à horaires décalées qui passent par l’écrit.
  • des phases de travail immersif (deep work) : permettant une concentration accrue, des temps de travail sans distractions
  • une organisation flexible du temps de travail : notamment au niveau des horaires afin de permettre aux équipes de mener à bien certains projets (associatifs, sportifs, etc)
  • une culture du résultat plus que du présentiel : seuls comptent les résultats et pas le temps passé.
  • le développement personnel : basé sur une amélioration des compétences et des connaissances au sein d’un environnement collectif.

Cette nouvelle culture d’entreprise émerge en se basant sur les principes d’honnêteté, de responsabilité, de confiance. À nous tous de l’incarner au quotidien !

Crédits photo Tina Witherspoon – Unsplash

mieux communiquer

Mieux communiquer !

Notre monde est saturé de publicités intrusives. Vous savez celles que l’on ne désire pas et qui coupent le film du dimanche soir ou celles, interstitielles, qui cachent le contenu que vous cherchez à lire sur internet. Cette publicité est agressive à la fois dans le message qu’elle porte mais aussi dans son mode de délivrance. Ne s’agit-il pas là d’une forme de pollution sociale inacceptable, qui d’ailleurs crée bien plus de rejet que d’adhésion ?

La Convention Citoyenne pour le Climat évoque l’impact de la publicité sur la création de besoins et sur la (sur)consommation en souhaitant des régulations et des interdictions. C’est maintenant à la société de s’emparer de ces propositions pour décider de la suite qu’il y a à leur donner.

Les agences et les marques ont toute leur part à prendre dans ce débat, en imaginant le cadre d’une publicité responsable et durable.

  • Les marques doivent prendre en charge un discours d’authenticité et donner du sens à leurs communications.
  • Elles doivent intégrer une réflexion sur la qualité plutôt que la quantité.
  • Elles doivent démontrer dans leur message l’utilité et l’unicité du produit.
  • Elles doivent imaginer créer un lien harmonieux avec le consommateur.

Bref les marques doivent dorénavant créer une chaîne de valeurs sincères et identifiables. Inciter à mieux consommer, réfléchir à la diffusion publicitaire pour moins polluer, limiter les incitations tapageuses, engager des actions vertueuses.

Il faut y travailler, et entendre une demande sociale qui se fait de plus en plus forte !

Crédits photo Joshua Earle – Unsplash

boycott facebook

Faut-il boycotter certains réseaux sociaux ?

Patagonia, North Face ou encore REI… plusieurs marques ont fait le choix de boycotter Facebook. Pourquoi une telle prise de position ? Pour protester contre une gestion considérée comme « légère » des groupes Facebook incitant à la haine, au racisme et à la violence.

Est-ce que le positionnement de ces marques est réellement motivé par de vraies convictions pour améliorer la société ou faut-il y voir une stratégie de communication pour développer positivement leur image de marque ? Certainement un peu des deux.

Quoi qu’il en soit, cela amène à se poser la question : est-ce que les réseaux sociaux sont incontournables dans toutes les stratégies de communication ? La réponse est évidente : non ! Le choix stratégique pour communiquer sur les réseaux sociaux repose sur 3 variables : votre cible, votre positionnement et vos objectifs. Alors si dans l’équation, il y a un déséquilibre, il faudrait s’abstenir d’être sur les réseaux sociaux juste pour être sur les réseaux sociaux (et ce n’est pas une fin en soit) !

D’autres moyens existent pour entretenir le lien avec vos clients, notamment la mise en place de clubs, de campagnes d’emailing, de webinars… Et cela vous permet de conserver la main sur la relation client. Il faut garder à l’esprit que le réseau social vous fait systématiquement passer à la caisse si vous voulez interagir/communiquer avec votre communauté de clients !

Crédits photo Annie Spratt – Unsplash

e-commerce

E-commerce : la seconde main au premier plan

Stimulé par une évolution des habitudes de consommation ces dernières années, le marché de la seconde main est en plein essor sur internet

Un œil sur l’empreinte écologique liée à l’industrie, prix prohibitifs du neuf, plaisir de chiner, nombreux sont les déclencheurs qui incitent les consommateurs à se tourner vers cette économie de l’occasion. 

Avec Selency (spécialiste du mobilier et des arts décoratifs) ou Vinted (spécialisé dans les vêtements), des sites E-commerces de seconde main rencontrent un succès considérable en proposant un parcours d’achat et des garanties de sécurité similaires aux boutiques en ligne classiques. 

Un marché en forte croissance

Plus à l’aise avec internet et peut-être plus convaincus par ce modèle, les jeunes consommateurs constituent des ambassadeurs importants de cette économie en ligne. À noter, d’ailleurs, que les moins de 35 ans représenteraient  47% de l’activité du site Vinted

Un comportement des consommateurs scruté à la loupe par les grandes enseignes qui voient dans ce mode de consommation alternatif un manque à gagner. À lui seul, le secteur du vêtement de seconde main aurait représenté un milliard d’euros en France sur l’année 2018, selon la Fédération du prêt-à-porter féminin. 

Dans une société où l’opinion est de plus en plus avertie, voire militante sur les sujets économiques et environnementaux, les pouvoirs publics mènent également des réflexions, notamment en France avec la loi contre le gaspillage et économie circulaire.

Ces habitudes semblent ancrées et présagent de la multiplication dans les années à venir de sites E-commerce dédiés à l’occasion. Affaire à suivre !

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Motion design

Motion design, quand le graphisme prend vie

On en entend parler depuis plusieurs années, mais beaucoup ignorent encore de quoi il s’agit concrètement. Pourtant, le motion design nous entoure au quotidien.

Par définition, le motion design est l’abréviation de « Motion Graphics Design », conception graphique animée. Il s’agit alors de donner vie à des éléments graphiques à travers des techniques d’animation numérique. Car bien sûr, tout se passe sur ordinateur. Et c’est ce qui procure un avantage considérable : l’éventail quasi illimité des possibilités offertes par la création numérique.

Pour faire plus simple, le motion design pourrait se résumer à du graphisme en mouvement, souvent créé dans un format vidéo.

Les exemples sont multiples : le simple « N » animé lorsque l’on arrive sur Netflix, les spots publicitaires en noir et blanc de la Maif, les menus de nos smartphones, les génériques de films et de chaque émission TV, les clips musicaux, les jeux vidéos…

Aujourd’hui, le motion design est partout, et s’empare de plus en plus d’Internet et des réseaux sociaux, ses nouveaux terrains de jeu.

En tant que spécialistes de la production de contenus, nous réalisons beaucoup de vidéos en motion design pour le web : films pédagogiques, tutoriels, films institutionnels et même des formats « story » pour Instagram… Le motion design peut donc prendre des formes variées (3D, texte, dessin) et s’employer pour distraire, informer, apprendre. Il peut, et c’est le cas très souvent, venir s’intégrer dans des images filmées ou des photos.

On peut alors tout créer, tout imaginer. C’est un format idéal pour raconter une histoire dans un univers graphique unique et se différencier par le visuel. La seule limite : l’imagination !

pédagogie numérique

Bien comprendre la relation homme/machine

Pendant le confinement, nous avons été nombreux à nous appuyer sur des outils numériques, pour continuer de travailler. Dans nos métiers du digital, il s’agissait de renforcer des habitudes déjà bien ancrées. Mais dans d’autres secteurs, le saut a été plus important.

C’est le cas de l’Éducation nationale, où les enseignants ont assuré une continuité pédagogique par le numérique. Si les professeurs avaient souvent l’habitude d’utiliser ce type de supports pour illustrer leurs cours, leur travail a radicalement changé.

L’école numérique est-elle donc l’avenir ? Quand on écoute les enseignants, il est frappant de constater qu’ils ont passé beaucoup de temps, individuellement, avec leurs élèves. Il les ont stimulé, mis en confiance et ont prêté attention à leur singularités. C’est par la qualité de la relation humaine que leurs élèves les plus fragiles n’ont pas décroché. Ils ont même fréquemment progressé.

Cela amène à dire que pour une utilisation intelligente du numérique, il faut savoir employer à bon escient les capacités de la machine et faire le meilleur usage de celles de l’être humain. C’est déjà ce que disait l’auteur de science-fiction Douglas Adams en 1996, devant la conférence des développeurs de Microsoft. Les deux doivent se compléter et non se substituer. Une idée à toujours garder dans un coin de sa tête, lorsqu’on développe un outil numérique !

idee-marketing

Travailler l’ADN des marques

Aujourd’hui, quand on regarde le monde, on voit des recettes qui ont fait leur temps. Le monde doit se réinventer. Mais pour qu’on le réinvente, il faut réussir à le voir autrement.

Le voir autrement, cela ne veut pas dire mettre une rustine par-ci ou une autre par-là. Non, ce qu’il faut aujourd’hui, c’est changer radicalement son regard sur ce qu’est la communication.
Mediacrossing réfléchit à des stratégies de marque dans leur globalité. Des outils, nous en avons plein, nous savons les fabriquer et nous en sommes fiers. Mais les traiter les uns à côté des autres ne sert à rien. Ce qu’il faut, c’est imaginer comment les faire fonctionner de concert, de façon intelligente, créative et puissante. Ce qu’il faut avant tout, c’est une idée directrice, car c’est elle qui guide la technique.

Qu’est-ce qu’alors une bonne idée ? Pour Mediacrossing c’est un engagement marketing qui touche à l’authenticité de la marque. L’idée est forte parce qu’elle semble évidente. Elle parvient à traduire la vérité profonde avec une apparente simplicité.
Une bonne idée, en matière de communication, c’est avant tout une question d’observation et d’écoute. Un mélange d’objectifs ambitieux et d’humilité. C’est bâtir des collaborations sur l’empathie, chercher à mettre en place des partenariats constructifs, basés sur l’analyse et la proposition. C’est notre façon de saisir l’ADN de la marque, pour produire une communication forte, une communication qui a du sens.

eco-packaging

Un pas vers l’emballage responsable

2020 est une année qui restera dans les annales. Conscience accrue du changement climatique, déforestation massive, perte de biodiversité, apparition du Covid-19, mise en lumière des inégalités sociales, gaspillage alimentaire… autant d’événements tragiques qui nous font prendre conscience que notre système est fragile et que nos modes de consommation sont à revoir.

Du côté des marques, les consommateurs se font de plus en plus entendre, pour que celles-ci réduisent leur impact environnemental. Et c’est notamment vrai pour le packaging.

Sur le banc des accusés depuis plusieurs années pour son caractère polluant, pas forcément nécessaire, son design trop souvent renouvelé pour séduire toujours plus de consommateurs, le packaging ne vit pas ses meilleures heures.

Parmi les matériaux les plus souvent utilisés et décriés : le métal et le plastique, notamment à usage unique. Face à cette situation, plusieurs marques ont décidé de réagir et de proposer des packagings plus en accord avec les attentes des consommateurs.


Tour d’horizon de quelques marques qui se veulent de bons élèves :

  • Heineken : 1re marque à apposer sur plus de 140 millions de canettes le logo « Metal Recyclable à l’infini » pour indiquer que moins de 60 jours après avoir été collectée, une canette peut redevenir canette après avoir été fondue et reformée. En outre, la marque regroupe désormais ses canettes avec une petite pièce de carton, économisant 500 tonnes de plastique par an.
  • Nestlé : Avec Nesquik All Natural (sorti en 2019), le groupe est parvenu après 9 mois de développement à concevoir un emballage à 97% en papier. Une avancée non négligeable pour ce géant de l’industrie agro-alimentaire si souvent pointé du doigt pour son manque d’engagement en faveur d’un marketing durable.
  • Mode Trotteur : L’entreprise de mode française pratique le « zero emballage ». En cochant l’option « zéro emballage », le consommateur accepte de recevoir sa commande sans carte postale, sans papier de soie, sans tote bag. Mode Trotteur précise avec humour sur son site que « Si vous avez déjà 17 tote bags, peut-être que vous vous passerez du 18. »
  • Petit Bateau : Depuis janvier 2019 tous les sacs shopping Petit Bateau sont : 100% naturels, recyclables et biodégradables. Les anses sont en coton recyclé, le sac est réalisé avec un mélange de papier recyclé, de cellulose vierge issue de forêts gérées durablement et… de résidus de pomme !

En matière d’engagement, on peut aussi citer l’initiative Loop de Terracycle, qui propose de remettre la consigne au goût du jour en s’associant à des grandes marques de alimentaires comme Lesieur, Milka ou Tropicana. Via une plateforme e-commerce, les produits emballés dans des contenants durables et rechargeables sont livrés au consommateur, puis récupérés pour être remplis et livrés de nouveau. Cherchant à valoriser la qualité et la durabilité, la démarche fait cependant polémique, car elle implique le transport répété d’emballages lourds (souvent en verre ou en métal) et vides. Un projet à suivre.

Et pour retrouver le Top des Meilleures Innovations Écologiques en 2020, c’est par ici.

In fine, l’emballage responsable est un combat qui doit perdurer car la crise sanitaire liée au Covid-19 est à l’origine d’un retour en force du plastique : masques, visières, gants, bouteilles, emballages étanches pour sécuriser la chaîne alimentaire.
Face au retour des vieilles (et mauvaises) habitudes de consommation, il est encore plus important de poursuivre les efforts globaux de réduction des déchets et agir concrètement pour la transition écologique.

publicité

Crise sanitaire : le discours des marques s’adapte

Le Crédit Agricole, Orange, Leclerc, Intermarché, Jules, IKEA… on pourrait citer bien d’autres marques encore. Ces dernières semaines et derniers jours, de nombreuses enseignes de grande consommation ont adapté leur discours publicitaire sur le mass media suite à la crise sanitaire.

Elles ont donc bien intégré les résultats de l’étude Kantar du mois de mars qui annonçait que les Français avaient besoin d’être rassurés et qu’en continuant de communiquer (avec un discours adapté) les marques oeuvraient à cette réassurance.

Les marques continuent donc de communiquer pour ne pas perdre le contact avec leurs consommateurs. Le leitmotiv de tous ces nouveaux messages publicitaires : rassurer les consommateurs. Ils sont donc très empathiques et porteurs de valeurs fortes. En effet, les marques évoquent la solidarité/l’entraide, proximité, l’effort collectif pour relancer l’économie ou encore l’espoir d’une sortie de crise prochaine… Les spots télévisuels mettent en avant et en image l’humain avant tout, dans des situations plutôt gaies ou sereines. On est dans un registre qui se veut sincère…une subtilité à trouver pour ne pas tomber dans l’opportunisme marketing.